Histoire de Femme : comment les règles ont-elles été perçues tout au long de l’histoire ?

On vous avez annoncé qu’on vous parlerait des superstitions et autres croyances autour des femmes et de leurs règles alors le voici le voilà l’article sur l’Histoire des règles menstruelles. Malgré les progrès de la science et de la compréhension des menstruations, celles-ci restent encore taboues et l’objet de bien des croyances. Mais pourquoi ?????

Au cours de l’Histoire et aujourd’hui encore, de nombreuses croyances perdurent… maladie, impureté, sorcellerie… Et oui dans certains pays encore on isole les femmes lors de leurs règles !!

À l’Antiquité, Hippocrate (pourtant grand nom de l’Histoire) considère que le sang menstruel est nocif, et que la femme réglée est malade. Croyances liées notamment aux croyances religieuses, la femme réglée étant incapable d’être enceinte (cela parait aujourd’hui complètement stupide pour nous) et punies pour ses péchés. Du Moyen-Age jusqu’à la renaissance, le rôle du sang menstruel, dans la conception mis en avant par les spécialistes de l’époque, est d’évacuer les toxines et le renouvellement du sang. Indispensable au corps sein, indispensable à la féminité : pas de femmes sans règles, la menstruation est signe de bonne santé.

Pendant des siècles, de nombreux préjugés et superstitions perdurent, le discours médical est imprégné de ces préjugés populaires et religieux. Le corps de la femme est perçu comme imparfait, le sang menstruel considéré comme impropre et impur. Certains lui confèrent même des pouvoirs maléfiques (de vraie sorcière au nez crochu !!!). Les objets que les femmes touchaient pendant leur période de règles étaient alors contaminés et il fallait les détruire pour éviter la prolifération. Elles pouvaient même faire tourner une mayonnaise rien qu’en l’approchant… cette croyance a perduré dans l’histoire. Tout cela bien sûr légitimé par le corps scientifique !!!

Pendant longtemps, les femmes n’étaient appréciées que pour leur rôle de mère et elles enchainaient les maternités donc celles qui avaient ses règles étaient considérées incapable de procréer. Son ventre étant scrutée comme un véritable cimetière. Rien que ça !!! La découverte de l’ovaire et de l’ovulation améliorent les connaissances mais ne modifient pas la perception populaire des menstruations.

C’est seulement au XIXème qu’on découvre le phénomène de l’ovulation et qu’on l’assimile à l’apparition des règles. En 1924, la découverte majeure du gynécologue japonais K.Ogino, loi du même nom -loi Ogino- précise la date d’ovulation entre le 12ème et 16ème jour après le début des règles.

Pour celles qui s’intéressent au sujet, on est tombé sur un livre très intéressant et drôle d’Elise Thiébaut – Ceci est mon Sang – Petite histoire des règles, de celles qui les ont et de ceux qui les font (on n’a pas de part dans le livre c’est promis mais il est top). Elle brise le tabou en décryptant les représentations historiques, religieuses et sociales pour mieux appeler à une « révolution menstruelle ».

Qu’en est-il aujourd’hui dans le monde ?

Dans certaines sociétés traditionnelles, la femme réglée est respectée et ses premières règles célébrées. Elle devient une femme en âge de donner la vie.

Dans le monde, les règles sont la deuxième cause de déscolarisation après le mariage forcé.

La majorité des indiennes n’ont pas accès à des protections hygiéniques.

Au Nepal, les femmes sont exilées dans des huttes. Elles sont jugées impures.

En Europe, certaines jeunes filles ne vont pas à l’école faute de protection hygiénique.

Encore aujourd’hui, ce sujet reste tabou et de nombreuses jeunes filles restent non informées.

C’est à nous Mesdames de changer tout cela, de nous battre pour la cause féminines et le respect des droits des Femmes. C’est à vous messieurs de nous soutenir dans ces causes et d’aider avec fierté vos mères, vos soeurs, vos filles, vos femmes et vos amies.

« La beauté qui sauvera le monde, c’est la générosité, le partage, la compassion, toutes ces valeurs qui amènent à une énergie fabuleuse qui est celle de l’amour » Pierre Rahbi