Rééquilibrer le cycle grâce à l’alimentation

Pour fonctionner de manière optimale, le corps a besoin que tu prennes soin de lui et que tu lui donnes, entre autres : magnésium, calcium, zinc, vitamine B6, vitamine A, vitamine D, potassium, selenium, iode…

Le mode de vie occidental au XXIème siècle, et surtout des femmes, ne permet pas toujours de garantir l’équilibre nutritionnel nécessaire au bon fonctionnement du corps.

Outre un rythme souvent très soutenu (amenant de façon logique une plus grande consommation de plats préparés, surgelés, fast-food, sandwichs, trop riches en sucres et farines raffinées), le mode de production de nos fruits et légumes a amené un appauvrissement des sols. Et donc de la valeur nutritive de vos légumes, même bio.

Nous mangeons souvent les mêmes choses, souvent de la même façon. En résumé, tu comprends pourquoi il n’est pas garanti que ton corps ait la ressource nécessaire pour t’offrir la crème de son art !

Une consultation en MTC (Médecine Traditionnelle Chinoise) auprès d’un gynécologue reconnu au CHU de Clermont Ferrand et dont je préserverai ici l’anonymat m’avait amenée à la même conclusion : Je pouvais ramener de l’équilibre dans mon cycle par mon alimentation.

En plus de la valeur nutritionnelle moindre de nos repas s’ajoutent les perturbateurs endocriniens et autres polluants. D’origine naturelle ou artificielle, ces substances chimiques se greffent sur les récepteurs hormonaux et déstabilisent l’équilibre du système endocrinien (l’ensemble des organes qui secrètent les hormones).

Ces substances se trouvent principalement dans les pesticides, certains plastiques (PET, PVC…) comme les bouteilles d’eau, contenants alimentaires et autres, dans l’eau du robinet, les colorants alimentaires, les produits cosmétiques et d’hygiène, les produits d’entretien ménager…
Pour limiter l’absorption de perturbateurs endocriniens, il vaut mieux se tourner vers une alimentation bio, des cosmétiques bio et le plus simplement formulés possible, ainsi que des produits d’entretien simples et naturels (vinaigre, savon noir, bicarbonate, savon de marseille…), des ustensiles en bois, en verre…

De façon générale, notre alimentation est aussi trop carnée :

Les protéines animales sont les plus lourdes à digérer. Le foie et l’estomac saturent et n’arrivent plus à fonctionner normalement.

Pour ramener un bien-être digestif, tu peux privilégier les fruits et légumes frais (les circuits-courts permettent garantissent une fraîcheur maximale) et limiter les viandes.

Adelheid Ohlig explique dans son livre Yoga Luna avoir suivi toutes sortes de régimes pendant l’apprentissage du yoga. Après avoir été coupée de son cycle menstruel et avoir développé des lésions au col de l’utérus (HPV), elle est revenue à un simple régime végétarien.

Pour soulager le foie, les cures saisonnières de desmodium et framboisier sont généralement indiquées. Le desmodium est un draineur hépatique léger, à préférer au radis noir et artichaut si tu es fatiguée. Le framboisier est antispasmodique, tonique utérin et ligamentaire en plus d’être riche sur le plan nutritif.

Jeûner avant ou pendant ses règles semble aussi soulager les symptômes menstruels.

C’est une copine qui m’avait mis la puce à l’oreille : « Quand je mange au début de mes règles, mon ventre me fait d’avantage souffrir. Depuis que je mange le moins possible, ça va mieux ».
Ce conseil sera à tester uniquement chez la femme en bonne santé et à complètement prohiber si tu es malade ou très fatiguée.

Pour ma part, j’ai testé le régime « lutéo-végétarien » ! Ça ne veut rien dire, sinon que je décidais de m’abstenir de tout produit animal durant la seconde phase de mon cycle.

Une étude danoise et autres professionnels de la nutrition semblent confirmer que l’idée choisir son alimentation en fonction de sa période n’est pas si saugrenue :

• Pendant les règles, manger léger et privilégier les aliments riches en fer et vitamine C entre autres (ortie, légumes verts, légumes secs, poivrons rouges, oléagineux…).
• Jusqu’à l’ovulation (phase folliculaire) on peut se permettre plus de glucides, protéines, vitamine B12 pour accompagner le regain d’énergie.
• Pendant l’ovulation, c’est de zinc et autres oligo-élements dont le corps aura besoin (lentilles, oeufs, céréales complètes….).
• En période pré-menstruelle, on évitera les sucres, les produits industriels et raffinés et on misera sur les oléagineux et une bonne hydratation.
Ce type de régime aura au moins un avantage, c’est de reconnecter la femme aux différentes phases de son cycle et de l’aider à le conscientiser pour accroître son bien-être.

Nous remercions la blogueuse Marjory MoonFlow pour nous avoir partagé son article.
Vous pouvez retrouver cet article sur le blog mymoonflow